Bienvenue

Ce blog retrace mes découvertes autours de modes de vie plus proches de la nature, depuis mon retour de 2 ans passés au Tchad en milieu rural. Je suis d’abord partie 16 mois en Asie, en Australie et en Europe, à la découverte de fermes biologiques et d’écovillages. Puis, j’ai parcouru la France pour trouver un endroit où compléter mes connaissances avant de m’installer à Longomai il y a un an tout en suivant un BPREA en maraîchage biologique et plantes médicinales…

Je souhaite partager avec le plus grand nombre les connaissances que j’ai rassemblées, que ce soit autours de la permaculture (ou agro-écologie ou agriculture naturelle), de la vie en communauté, mais aussi d’un cheminement spirituelle et d’un mode d’alimentation plus sain. Tout se complète, pour vivre sainement, il faut avoir un esprit sain, dans un lieu sain et cohabiter et se nourrir sainement… Alors n’hésitez pas à vous balader sur ce blog en cliquant sur les liens ci-dessous (aussi présents dans les onglets ci-dessus):

PERMACULTURECOMMUNAUTE.pngSPIRITUALITE.pngALIMENTATION.png

16 mois de voyage en 30 minutes

Et voilà, j’ai réussi à relever le défi: condenser mon périple de 16 mois en une petite vidéo de 30 minutes. Je dois avouer que ça n’a pas été facile, et que je n’ai bien sûr pas pu parler de tout, mais ça donne un aperçu global, après libre à toi d’aller chercher plus de détails sur telle communauté, telle ferme ou telle recette à travers le blog…

Naissance de la Ferme des Eco-liers

Ça y est, après un an de recherches acharnées, déjouant la pluie, les rendez-vous manqués, les pollutions en tous genres et les maisons tombant en ruine, nous avons enfin trouvé notre petit coin de paradis au Nord de l’Aveyron.

C’est donc le lancement officiel de la Ferme des Eco-liers. Pour l’instant ce sont des bâtiments vides, et une caravane… Mais déjà le jardin d’automne s’organise, les premiers habitants et visites affluent, et le vie doucement s’y organise. Et bientôt les premières productions de légumes pourront être récoltés, les premiers animaux arriveront et les activités pédagogique pourront commencé au sein des écoles en péri-scolaire…

Alors pour suivre avec nous toutes ces aventures, nous avons créer un nouveau blog que je vous invite à visiter (cliquer sur l’image). N’hésiter pas à vous y abonner directement sur le site pour recevoir nos nouvelles directement dans votre boîte mails ! 🙂

Cours d’agro-foresterie aux Amanins

Grâce au fond de formation VIVEA, j’ai pu participer gratuitement à une formation sur l’agro-foresterie au sein du centre agroécologique des Amanins. Cela faisait longtemps que je souhaitais voir ce lieu, donc cela a été une très bonne occasion de le découvrir…

Le centre des Amanins est né il y a 11 ans de la rencontre d’un riche industriel Michel Valentin avec Pierre Rabhi. Ils décident ensemble de créer non pas un lieu de vie, mais un lieu d’accueil et de partages d’expériences tournés vers 4 types d’autonomie:

  • l’autonomie alimentaire: aujourd’hui sont cultivés 20 ha de céréales et 1,3ha de verger-maraîcher, auxquels s’ajoute 50 brebis et 2 vaches pour faire du fromage. Les aliments produits servent à nourrir les visiteurs à 90%.
  • l’autonomie énergétique: elle reste à atteindre par l’installation de panneaux solaires et la réparation de l’éolienne…
  • l’autonomie des constructions: au maximum avec des ressources locales grâce à des construction en ossature bois.
  • l’autonomie financière: grâce à l’école qui accueil 35 élèves de primaire, à l’hébergement de visiteurs et au développement des activités pédagogiques.

Aujourd’hui, les Amanins sont en pleine restructuration pour s’agrandir. Une  SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production) qui emploie 15 salariés avec le même salaire permet de faire fonctionner le lieu d’accueil et de soigner le jardin et les animaux.

L’association qui encadre l’éducation primaire inspirée de la méthode Montessori va se transformer en Fondation, et une nouvelle entité va apparaître: l’Université de l’Avenir pour l’enseignement des adultes. La formation à laquelle j’ai participé était la première qu’elle organise !

Le lieu s’est construit autours d’une simple problématique:

Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, et quels enfants laisserons-nous à notre planète ?

Tonte de moutons au cœur du cantal…

C’est grâce à une annonce dans PasserelleEco que j’ai atterri aux Fabrinches chez Véronique et Serge. Perché au milieu d’une colline boisée, leur cocon de pierre est très rustique: pas d’isolation et l’eau chaude vient d’y être installée. Serait-ce la chaleur humaine qui les réchauffe depuis respectivement 17 et 12 ans, ou le travail acharné auprès des animaux et du jardin ?

En tout cas, ils n’ont pas le temps de s’ennuyer entre l’école à la maison pour les 4 enfants (Toine, Auguste, Adélaïde et Lois), l’entretien du verger et du potager et le soin de 30 poules, 50 brebis, 40 chèvres, 3 vaches et quelques chiens… Du plus, Serge s’investit dans des travaux d’aménagement de la maison, tandis que Véronique transforme elle-même la laine tondue de ses brebis. Elle est passionnée, voici son blog !

J’y ai donc passé juste quelques jours pour aider Véronique à tondre ses brebis à la main grâce à des ciseaux de force. J’ai beaucoup apprécié ce temps d’apprentissage, passé à discuter des difficultés du “vivre ensemble” et de l’isolement qui peut découler d’un choix de vie alternatif… J’ai passé 2 à 3h à tondre chaque brebis, autant dire que je suis pas très efficace, mais c’est agréable de se sentir autonome 🙂

J’ai passé le reste du temps à cueillir des plantes sauvages et à les cuisiner avec les enfants, à découvrir l’atelier laine de Véronique et à discuter de mille choses avec chaque membre de la famille…

Et voici quelques photos (cliquer sur l’image pour voir les photos):

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Découverte des 1001 plumes

C’est en faisant du stop que j’ai rencontré ce couple venu chercher un wwoofeur pour leur donner un coup de main pendant 2 semaines. Cela fait 2 ans qu’ils se sont installés en poules de chair et poules pondeuses, après de longues recherches de ferme avec terrain… Ça tombe bien, je suis en plein dedans, alors ça fait du bien d’échanger un peu nos expériences 🙂

Avec peu de moyen au départ, ils ont réussi à obtenir un prêt de la banque pour acheter la ferme, rénover l’habitation en seulement 3 mois et installer les poulaillers mobiles pour pouvoir démarrer au plus vite leur activité. Grâce à une financement participatif, ils ont également pu planter un large verger (pommier, noisetier…) pour protéger les poules du soleil et pouvoir bientôt vendre des fruits, en plus des œufs et des poules.

Leur activité fonctionne bien car ils se sont vite fait connaître sur les marchés, et aujourd’hui, le 3 000 poules annuelles ne parviennent plus à couvrir la demande !! Et ils ont encore des projets plein la tête. Des bâtiments restent à rénover pour pouvoir accueillir une ferme pédagogique. Deux chèvres, ainsi que les premiers lapins et cochons d’Inde sont déjà arrivées en prévision des portes-ouvertes du mois de mai. Les ruches kenyanes attendent leurs abeilles et la mini-porcherie son cochon…

Mais voilà, ce qui bloque aujourd’hui, ce sont les finances… C’est un comble alors que leur activité tourne si bien. Mais leur durée de prêt est limité à 20 ans car c’est un emprunt professionnel. Leur annuité ne leur laisse donc pas de répit. Bon courage à tout les deux !

Si vous souhaitez en savoir plus sur leur ferme, vous pouvez aller voir leur site Web ou leur page Facebook.

Et voici quelques photos:

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Nuit Debout: le changement est-il en marche ?

Lors de mon dernier séjour à Paris, j’ai pu observer le mouvement “Nuit Debout” sur la place de la République, et j’ai été impressionnée par cette dynamique autogérée et foisonnante d’idées et d’initiatives 🙂

Tout a commencé avec le succès du film “Merci Patron” qui critique la fermeture d’une usine du groupe LVMH, puis par la polémique autours de la “Loi travail”, mais aujourd’hui le mouvement va bien plus loin… Chaque jour, une agora populaire se met en place sur les grandes places de France où chacun peut prendre la parole sur les sujets qui lui tiennent à cœur. On parle ainsi politique, environnement, démocratie, immigration, arts…

Le mouvement est malheureusement assimilé aux actes des casseurs qui prennent chaque nuit le relais après les débats et est sévèrement réprimé par la Police. Mais selon moi, “Nuit Debout” ce n’est pas ça: la révolte, l’anarchie, la casse… mais bien au contraire une mouvement positif de réflexion sur comment améliorer le système et comment mettre en place une véritable démocratie populaire !! Et cela commence par des citoyens qui se rassemblent, se posent les bonnes questions et se mettent à réfléchir ensemble, sans hiérarchie…

J’y suis repassée dimanche pour observer les différents groupes de discussions et ateliers qui ont spontanément émergés sur la place. Ici on discute du nucléaire, et là de l’arrivée des migrants, tandis que certaines se penchent sur la constitution, que d’autres échanges des graines ou se “réapproprient” les affiches publicitaires du quartier… Mais jugez plutôt par vous-même à travers ces quelques photos:

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Pour ne pas en perdre une miette, l’événement est relaté pour une station de radio, mais également pour une télévision amateur en ligne:

La filature de Chantemerle

En 1976, Longomaï rachète une ancienne filature de laine à l’arrêt depuis 7 ans. Le propriétaire transmet son savoir-faire et la filature repart ! Les machines sont peu à peu remplacées, mais elles restent mécaniques et fonctionnent toujours à l’énergie hydraulique. La filature transforme ainsi chaque année environ 12 tonnes de laine en provenance de moutons locaux pour confectionner des pulls, châles, chaussettes, couvertures, manteaux, bonnets…

C’est un long procédé qui débute par le lavage de la laine en été, après la tonte et le tri. La laine doit ensuite sécher, et est stockée jusqu’à son utilisation. Chaque produit est issu d’un savant mélange de laine de qualités et couleurs variées (Mohair blanc, Bizet brun…) qui, après mélange et ensimage (ajout d’huile), passe dans la cardeuse puis dans la fileuse pour obtenir différentes qualités de fils. Ces derniers sont ensuite mis sur des cônes et assemblés de 1 à 3 brins, afin de pouvoir être tissés ou tricotés. Les pans de tissage et de tricots sont ensuite assemblés  à la main dans l’atelier de couture…

Par le passé, plusieurs familles habitaient à la filature. Aujourd’hui se sont des membres des autres filatures qui se relaient sur le lieu pour assurer l’entretien des machines, la production et l’ouverture du magasin. Les produits sont aussi vendus sur de nombreux marchés, notamment en Suisse sur les marchés de Noël…

Pour en savoir plus, voici le site Internet de la filature 🙂

Et voici quelques photos:
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Laine contre peau dans la tribu de boubas

Tout a commencé par une petite annonce dans Passerelle Eco, d’une famille qui voulait apprendre à tanner les peaux de ses moutons… Et me voilà partie pour quelques jours en Haute-Loire à la rencontre de cette famille hors du commun, pour un échange de savoir-faire:  tannage contre travail de la laine !

Ils se sont installés il y a plus de 30, après avoir démissionné d’un travail à l’usine, et ils ont peu à peu agrandi la maison au fur et à mesure des naissances… Aujourd’hui la famille compte 6 enfants de 8 à 23 ans, mais aussi 2 vaches, une dizaine de moutons, quelques chats…

Chaque enfant donne un coup de main, et se passionne pour une activité différente… L’un nourrit les ruminants et fabrique le pain, tandis qu’une autre fabrique le fromage, une troisième feutre de la laine, et une quatrième travaille le cuir… Ils confectionnent ainsi de magnifiques vêtements et chaussures en laines naturelles, des bracelets, des portefeuilles et des blagues à tabac en cuir qu’ils vendent sur quelques marchés et festivals des environs.

Dans leur vie quotidienne, ils fonctionnent beaucoup par l’échange de produits avec les agriculteurs voisins et se soignent majoritairement avec de l’argile et des plantes. Bref, une autonomie intéressante pour une si grande famille…!!

Et voici quelques photos (cliquer dessus):
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