Au milieu des champs de thé

Dans une jeep bien chargée, nous longeons la voie de chemin de fer duIMG_7161 mythique Darjeling Himalyan Railway à flanc de montagne. Nous nous arrêtons une 20aine de kilomètres avant Dardjeling, au milieu des champs de thé, en face de l’entrée d’un temple (juste un portail avec une cloche). Une centaine de marches plus bas, nous arrivons dans le petit village d’Anankong, qui ne compte qu’une douzaine de maisons et quatre familles. Nous sommes accueillis royalement par Pratik, Sneha et leurs parents. Ils nous passent une étole autour du cou en signe de bienvenu, avant de nous servir un délicieux thé, local bien sûr ! La mère travaille dans les champs de thé et le père comme chauffeur de jeep. Pratik et Sneha sont encore à l’école. Nous passons une semaine parmi IMG_7083eux et ils deviennent comme une deuxième famille…

La maison, bien que très petite, est toujours pleine de monde : les amis et la famille du village ou des villages voisins sont constamment de passage. L’ambiance est joyeuse, tout le monde est très curieux de savoir d’où nous venons. Le soir venu, on nous sert de l’alcool local (à base de riz distillé ou de mil fermenté) et on nous invite à danser sur des musiques aussi bien indiennes qu’européennes : fou rire garanti ! Le lendemain, nous descendons au fond de la vallée pour nous baigner dans la rivière et y faire la lessive. Nous y croisonsIMG_7081 l’usine qui transforme le thé : les restes d’un passé colonial encore très présent !

Le village est très mignon avec ses maisons colorées, ornées de dizaines de pots de fleurs. On croise même de véritables « jardins à l’anglaise » à flanc de montagne. Des sentiers escarpés mènent d’une maison ou d’un village à l’autre. Les animaux sont rares, seules quelques chèvres sont enfermées dans des petites cages en bambous. On aperçoit quelques potagers mais aucun champ car l’essentiel des terres autours des villages est utilisé par les plants de thé. La maman part tôt le matin avec un panier d’osier sur le dos, pour aller cueillir les préIMG_7080cieuses feuilles de thé, pour un salaire journalier de seulement 1,5 euros!

Les journées passent tranquillement à visiter les environs ou à accompagner la famille pour faire les courses au marché de Kurseong à quelques kilomètres. J’apprends à tricoter alors que la brume enveloppe le village, nous empêchant d’aller nous promener….

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Khadjuraho: chaud, chaud, chaud !

Je rejoiIMG_7015ns Fabien à Jhansi, car c’est à peu près à mi-chemin (au niveau temps) entre Auroville dont il vient, et le Pendjab d’où je suis partie. Nous rejoignons ensuite ensemble Khajurâho et ses célèbres temples. Nous sommes accueillis par des Couchsurfeurs qui nous organisent un programme d’enfer ! Nous visitons les principaux temples, tout en parcourant la brousse indienne à moto pour aller se baigner. Il fût une époque où les environs comptaient 85 temples. Aujourd’hui 25 temples attendent encore les touristes, immobiles dans la fournaise, tels des châteaux de sables intemporels. A cette époque de l’année, les 40°C ambiants nous font transpirer au moindre effort. Mais la chaleur n’est pas seulement atmosphérique, elle est aussi artistique! En effet, les temples ont figés pour l’éternité des femmes plantureuses dans des positions très équivoques… Les indiens, pourtant aujourd’hui tellement pudiques, peuvent y découvrir un Kama Soutra en relief. C’est sans doute ce qui fait la renommée de ces temples, bien qu’ils recèlent aussi de nombreuses scènes de vie, de batailles et des représentations de dieux et déeIMG_7010sses en tous genres. Mais les visites de temples deviennent rapidement lassantes, et c’est la vie quotidienne des villages aux alentours qui attirent plutôt notre attention.

Des maisons basses, serrées autours d’étroites ruelles, abritent des familles multi-générationnelles. En fin de journée, les grosses chaleurs passées, les villages déserts de l’après-midi s’animent comme par enchantement. Les femmes sortent puiser l’eau à la pompe, les enfants jouent aux billes ou au criquet dans la poussière et les hommes rentrent des champs avec leur charrette de bambou et surveillent leurs buffles traversant la rivière. Quelques tracteurs circulent au milieu des champs de blé déjà moissonnés. Quel plaisir de saisir ces quelques instants de vie alors que nous rentrons de la rivière. Eh oui, il n’y a rien de mieux qu’une bonne baignade à quelques pas des buffles pour se rafraichir.

Les soirées passent rapidement car c’est la saison des mariages et la famille qui nous accueille, de la caste des brahmanes (la plus haute), est invitée à toutes les cérémonies. Les mariages durent ici trois à quatre jours et sont surtout une occasion de nourrir tout le voisinage. Selon la caste, le nombreux d’invités et le menu varient, mais le principe reste le même : des dizaines ou des centaines d’invités défilent durant plusieurs soirs devant un buffet à volonté. Nous nous régalons de chapattis et accompagnements très divers, mais aussi de succulentes pâtisseries, de fruits et de glaces ! On aperçoit à peine les mariés et dès 10h, la majorité des invités a déserté les lieux… Le système de caste semble encore très présent à Khadjuraho, avec des quartiers séparés, des règles bien précises à respecter et un niveau de vie bien différent selon la caste.

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