Sécheuse de thés sur le plateau de Bolovens

Arrivée à Pakse, je rejoins directement South et sa famille à 40 km, dans leur plantation de thé, de café et de poivre. Ils possèdent 4 hectares, et font partie d’une coopérative de café et de thé pour qui ils transforment les feuilles de thé. Ils possèdent également un petit magasin où ils vendent leurs produits. South est née au Laos, mais elle a vécu la majeure partie de sa vie en France. Elle parle donc parfaitement français, tout comme son frère, Sène. Sa belle-sœur, Touy, et leurs enfants parlent par contre surtout laotien, et un peu anglais.

Leur plantation regorge de fruits, d’herbes aromatiques et d’épices : des fruits de la passion, un arbre à cannelle, des noix de macadamia, des avocatiers, papayers, bananiers et plein d’épices dont je ne connais pas les noms, mais qui permettent de cuisiner de délicieux plats laotiens ! Mes journées s’écoulent paisiblement dans la plantation, et je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Je découvre les différents procédés de transformation des feuilles de thé (les thés vert, blanc, rouge viennent tous du même arbre, seul la méthode de séchage change), tout en faisant du compost pour les plants de café, triant les grains de café, préparant des boutures de thé, désherbant et donnant quelques cours d’anglais aux enfants. Je deviens aussi guide touristique à mes heures perdues, présentant la plantation aux nombreux visiteurs français, suisses, israéliens, russes…

C’est agréable de pouvoir se poser sur la terrasse du magasin en dégustant un bon thé, au milieu des plants de café et de poivre, tout en discutant avec les voyageurs de passage… Je rencontre donc plein de monde, tout en découvrant de nombreux plats laotiens : les bambous fourrés au poisson, les beignets de riz fourrés au porc et cuit à la vapeur, le porc caramélisé, la bouillie de maïs et tapioca, le poulet cuisiné de manière traditionnel avec son bouillon… Et je goûte enfin le fruit durian, et c’est vrai qu’il est écœurant ! On dirait du fromage genre maroilles, aussi bien à l’odeur qu’au goût !!

Bref, je repars vers la Thaïlande avec de jolis souvenirs et de belles saveurs en mémoire. Il me faut à présent remonter tout au Nord où je vais suivre un cours de 15 jours sur la permaculture.

Cliquer sur le lien pour les Photos:

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Si vous souhaitez être volontaire dans cette ferme, vous pouvez contacter South directement en remplissant ce formulaire (en français ou anglais):

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Dreamtime, un petit coin de paradis

 

IMG_7894Dreamtime est une Guest House située à 25km de Vientiane, dans la forêt, juste à côté d’une rivière et de ses cascades. Mike et Michelle, un couple australo-belge, y accueillent des visiteurs toute l’année et y servent de bons petits plats. Les maisons sont en bois recyclés et perchées sur des pilotis à cause des termites. L’ambiance est très conviviale. Assis sur des matelas, on mange, on boit un thé, on fume, on joue de la musique, on parle voyage, on joue aux dames… avant d’aller piquer une tête dans la cascade !

Ils accueillent aussi de temps à autre quelques volontaires, des touristes qui aiment tellement l’endroit qu’ils décident de rester un peu plus longtemps en donnant un coup de main. J’y passe donc quelques jours à dégager les sentiers, réparer les maIMG_7904isons, servir les repas et fabriquer des Dreamcatchers. L’endroit est agréable pour se reposer, mais je n’y apprends pas grand-chose. Je me remets donc rapidement en route vers le sud…

Je passe par Vientiane pour obtenir mon visa de deux mois pour la Thaïlande. J’y recroise les auto-stoppeurs qui m’avaient proposé de les suivre à un karaoké. Difficile de chanter avec eux, car toutes les chansons sont en laotien. A la fin chacun obtient un score selon ses talents (et ça monte pas très haut J).

Juste le temps de goûter quelques insectes au marché, et me voilà embarquée dans un bus de nuit en direction de Pakse pour rejoindre une plantation de café, thé et poivre sur la plateau de Bolovens. (Non, non, le stop c’est pas fini, mais le bus était pas cher et ça m’a fait gagner beaucoup de temps)

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Place à l’improvisation jusqu’à Vientiane

IMG_7820Il y a moins de 400 km pour rejoindre Vientiane depuis Luang Namtha, mais je sais qu’il me faudra au moins deux jours, et peut-être plus car ce sont surtout des petites routes de montagnes. Armée de ma carte du Laos et de phrases basiques laotiennes, je me poste à la sortie de la ville. Le responsable de la protection de l’environnement me prend en stop, et c’est le début de nouvelles rencontres… Malgré parfois quelques malentendus (des personnes qui s’attendent à ce que je les paie), je fais des rencontres improbables : des marchands de fruits et légumes pour qui je charge les pousses de bambou récoltées par tout un village, un homme travaillant pour une ONG de protection des animaux qui achète des tortues en voie de disparition au marché pour les relâcher dans la nature…

Je passe une courte nuit à Luang Prabang, juste le temps d’apercevoir le marché de nuit. Puis j’atterris à Vang Vieng, où je rencontre par hasard Pong qui m’invite à boire du whiskey avec ses amis. Il propose de m’héberger et il m’emmène dans les rizières le lendemain. C’est l’occasion de tester mes talents de planteuses de riz ! Puis nous allons récolter des fougères et des pousses de bambou dans la forêt pour préparer le repas. Pong est un excellent cuisinier, et je suis admirative devant sa manière de préparer un repas juste à partir de ce qu’on a cueilli dans la forêt et dans le jardin. Puis nous passons l’après-midi à pêcher avec ses amis. Nous dégustons une partie des poisons au barbecue avec un peu de lao-lao (le whiskey local) avant de cuisiner le reste en soupe dans la soirée. Un vrai délice !

Grâce à Pong, j’ai découvert le Vang Vieng laotien, sans voir un touriste ! Mais cette ville est aussi tristement connue (y’a 2 ans surtout) comme un haut lieux de fête où les touristes viennent boire et se droguer, et en meurent parfois… Je repars le lendemain toujours en stop pour rejoindre Vientiane et une guest house écolo appelée Dreamtime, pour y travailler quelques temps…

Photos:

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Luang Namtha, au coeur des tribus laotiennes

Luang Namtha est une petite ville au milieu des montagnes laotiennes, entourées de jungle où vivent encore de très nombreuses tribus. J’y retrouve Vanh et son frère qui gèrent une petite agence de trekking appelée « Along the Namtha » d’après la rivière qui passe non loin. Je les aide à promouvoir leurs trekkings tout en me promenant dans les environs au milieu des rizières, jouant du ukulélé sous les paillots de bambou. J’en apprends beaucoup sur la culture laotienne, même si la communication est toujours un peu difficile, car dans les petits villages, c’est encore un autre dialecte qui est parlé. Le soir, je retrouve les quelques touristes de passage au marché de nuit pour partager une « noodle soup », boire une bière Lao et échanger des anecdotes de voyage.

Au bout de quelques jours, je finis par partir 3 jours en trekking avec un couple d’israéliens et un suédois. J’aurais préféré continuer la découverte par moi-même, mais la zone est protégée et minée ! Nous marchons de longues heures dans une jungle luxuriante aux arbres centenaires, remontons une rivière pour nous baigner dans la cascade et jouer de la musique… Nous apprenons à pêcher avec un filet et à cuisiner les pousses de bamboo de différentes manières. Nous passons une nuit dans un village de la tribu « Lanterne ». Les femmes portent encore les habits traditionnels qu’elles tissent elles-mêmes, mais la route a apporté les maisons en béton, et l’électricité a installé une télévision dans chaque maison, qui accapare toute l’attention des villageois…

Photos:

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Mes débuts en auto-stop…!!

 IMG_7689Ca y est je me suis lancée, et ça marche !! J’avoue que je me sentais mal à l’aise au début, en train d’attendre toute seule sur le bord de la route, ne sachant même pas exactement quel signe faire pour arrêter les voitures (ici on lève pas le pouce mais on tend le bras). Quelques personnes s’arrêtent pour m’indiquer la station de bus, mais je persiste à attendre mon premier auto-stoppeur. Au final, c’est une motocross qui s’arrête pour me conduire de Pai à Chiang Mai. J’aurais préféré une voiture, mais le conducteur m’a gentiment prêté son casque, donc j’avais plus de raison de refuser. Nous sommes donc partis slalomer sur les routes montagneuses pendant 3 heures, magnifique, malgré le mal aux fesses 🙂

Après une nuit à Chiang Mai, je reprends la route pour rejoindre Chiang Rai où des couchsurfeurs hongrois m’attendent. AIMG_7685près plus d’une heure trente d’attente, je décide d’embarquer dans l’un des grands tuk-tuk qui va dans ma direction, mais s’arrête bien avant ma destination. Il me dépose à une station de bus quelques dizaines de kilomètres plus loin. Le bus est dans 40 minutes, je décide donc de tenter encore ma chance. Au bout de dix minutes, un couple m’embarque dans la benne arrière de leur voiture jusqu’à Chiang Rai. Simon et son colocataire me font découvrir leur travail dans une ONG locale, leur resto et leur

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sur la rive du Mékong !

bar préférés. Le lendemain, je rejoins Chiang Kong en juste 2h de bus pour retrouver Patricia, une espagnole qui travaille pour la même ONG dans un foyer de jeunes filles. Elle m’embarque au milieu des champs de riz, avant de rejoindre le bord du Mékong où l’on tombe inopinément sur une séance de step sur la rive au coucher du soleil…Que demander de mieux !

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à la frontière Laos-Thailande

Le lendemain, je rejoins le Laos en traversant le Mékong sur une barque. Les formalités de visa sont vite réglées et me revoilà sur le bord de la route, le bras tendu. Un couple s’arrête mais la communication est difficile. Mes quelques phrases de Thai ne m’aident plus ici… Ils me déposent à un marché quelques kilomètres plus loin. Finalement, une autre camionnette m’embarque au milieu des montagnes, mais s’arrête toutes les 10 minutes pendant 20 minutes. J’irais plus vite à pied ! Même si la route semble déserte, j’abandonne donc mon conducteur, et finalement un camion m’embarque rapidement. La montagne est couverte d’une forêt luxuriante où les bananiers abondent. Nous croisons de nombreux villages avec des maisons en bois sur pilotis, magnifique. Je loupe la bonne intersection pour rejoindre Luang Namtha, et je dépasse la ville ! Heureusement, deux hommes me ramènent dans l’autre sens jusqu’au centre ville et me proposent de les suivre pour un karaoké dans la soirée. Le lendemain, ils partent pour Vientiane, c’est tentant puisque je compte m’y rendre dans quelques jours… Mais je décide de rester à Luang Prabang, car je me suis engagée à aider une agence de trekking, et j’espère en profiter pour faire un trekking à prix réduit…

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