Méditation Vipassana: une nouvelle vie commence !

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belle vue

A force de croiser des personnes tellement enthousiastes d’avoir suivie cette méditation de 10 jours, il me fallait essayer à mon tour… Mais 10 jours de méditation intensive, dans le silence, sans avoir le droit de lire, d’écrire, de dessiner ou de jouer de la musique me semblait vraiment insurmontable au départ. Cependant, chaque nouveau voyageur que je rencontrais m’expliquait combien cette expérience avait changé sa vie. Alors qu’est-ce que c’est 10 jours, à l’échelle de toute une vie ? Même pas 1% du temps… Ca valait le coup de « sacrifier » ces quelques jours à méditer, si ça pouvait avoir un impact positif sur les nombreuses années à venir ! Je me suis inscrite plusieurs fois, annulant au dernier moment, ne me sentant pas encore prête. J’ai attendue d’être suffisamment déterminée pour être sûre de rester 10 jours, quoiqu’il arrive. Et je ne le regrette pas !!!

Je n’avais jamais médité par le passé, et

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délicieux repas végétariens

du jour au lendemain, je me suis mise à méditer 10 heures par jour. Au début, c’était très difficile, puis c’est devenu agréable, reposant, et finalement presque indispensable ! En me concentrant sur ma respiration, puis mes sensations, j’ai compris par l’expérience, comment contrôler mes émotions, mes désirs, mes peines, mes regrets… En 10 jours, j’ai purifié progressivement mon esprit, en profitant de cette « petite bulle » de tranquillité qui m’entourait : aucune influence extérieure pour venir perturber mes pensées. Rien qu’un face à face avec moi-même. Mon esprit est devenu si clair, mes idées si limpides, et je me suis sentie  beaucoup plus légère. Toutes ces frustrations, ces déceptions, ces regrets, aussi appelés « sankara », accumulés dans le passé, se sont peu à peu dissouts, pour laisser place à une vision claire du présent, de moi-même et de mes objectifs futurs.

Chaque soir, un discours de plus d’1 heure nous expliquait les origines et le fonctionnement théorique de cette fantastique technique. Elle suit l’enseignement du Bouddha, visant à se détacher de ces émotions. Toutefois, c’est une technique universelle,

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Nous sommes tous restés jusqu’à la fin !

ne dépendant d’aucune religion et chacun peut la pratiquer. Elle n’est pas payante, c’est seulement à la fin des 10 jours qu’on peut effectuer une donation si on le désire. Il existe des centres de méditation pour apprendre cette technique à travers le monde entier, et même en France. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez jeter un coup d’œil à ce site web : http://www.dhamma.org/

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En vacances entre Pattaya et Ko Phangan

Je passe un week-end très reposant en compagnie de Maryline et Nicolas, dans leur appartement grand luxe. Chaque matin, nous dégustons le Pataya, view from Maryline's appartmttraditionnel riz gluant à la mangue et au lait de coco devant une vue magique sur la mer. On se remémore nos années de lycée tout en profitant de la plage et de la piscine. Ils me font aussi découvrir un concept de restaurant très original : Condom & Cabbage. Bref, repos et bons petits plats thai, que du bonheur ! Je me sens en vacances LOL

Monks getting donationsJe rends ensuite visite à Imke, autre participant au PPC à Tacompai, qui commence tout juste à réfléchir à son projet de permaculture autours de la maison de ses parents. Il me fait visiter les environs et on nettoie un peu sa piscine, où il vaudrait introduire des poissons…

Je me rends ensuite dans la ferme de Daruma, à quelques kilomètres de Pattaya. Une grande bâtisse en construction sert à la fois à l’accueil de volontairOn the way for a world bike rise !!es et de salle de classe. Elle est entourée d’arbres fruitiers, de potagers et de jardins. Neil, le propriétaire, y pratique la pisciculture, l’élevage de canards, de dindons, de poulets et de cochons. Sa douzaine de cochons mangent 3 bananiers entiers par jour ! Nous devons donc aller en couper dans les environs pour les nourrir  Sa large bibliothèque me permet d’approfondir mes connaissances théoriques en permaculture et sa cuisine tout équipée de tester mes talents de préparation de plats thais et indiens…

Je passe ensuite quelques jours à Bangkok chez un footballeur camerounais ! Je découvre ainsi l’existence de toute une communauté africaine à Bangkok, avec son langage, ses bars et ses codes… J’ai presque l’impression d’être de retour au Tchad !

Et j’atterris enfin plus au sud sur l’ïle de Ko Phangan. J’avais prévu d’y faire du woofing, mais la règle « nudiste » dans une maison en tête à tête m’a vite fait fuir ! Du coup, c’est Karel, un canadien vivant sur l’île depuis 2 ans, qui m’a accueilli dans sa maison au bord de l’eau. Et j’ai pu continuer à me reposer tout en découvrant de magnifiques poissons et de belles balades. Bien reposée, je suis maintenant prête à méditer…

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beautiful sunset

Pourquoi les engrais chimiques sont-ils nuisibles ?

Pour comprendre le danger des engrais chimiques, il est nécessaire de savoir comment une plante se nourrit. La majorité des plantes ont une racine principale qui absorbe l’eau, et des milliers de racines secondaires qui absorbent les nutriments. De manière générale, une plante a besoin surtout de nitrogène, phosphore et potassium. Ces éléments sont souvent combinés avec d’autres molécules à l’état naturel. Heureusement, des colonies de bactéries installées autour des racines cassent les molécules, permettant ainsi à la plante de se nourrir. La plante est donc en symbiose avec ces bactéries, plus elles sont nombreuses et mieux la plante peu se nourrir.

Dans le cas des engrais chimiques, les molécules de nitrogène, phosphore et potassium (NPK) sont mélangées avec du cadmium, du sel et de l’eau pour obtenir une solution stable, absorbable par la plante sous forme liquide. La plante n’utilise donc pour se nourrir plus que sa racine principale. Les autres racines tendent à disparaître, entraînant la diminution des colonies de bactéries. Cette situation attire des nuisibles en tout genre, que les agriculteurs et jardiniers actuels décident de combattre avec des pesticides.

Or les pesticides tuent tous le êtres vivants présents dans le sol, les bons comme les mauvais, rendant la terre malsaine, non aérée et incapable de se renouveler. Des mauvaises herbes, dormantes jusqu’à présent, se multiplient pour protéger le sol. On utilise alors des herbicides pour enrayer le problème.

Mais le sol est toujours aussi malade, et la plante devient donc malade, et les champignons se multiplient à leur tour. On utilise alors des fongicides. Tout cela, simplement à cause de l’utilisation d’engrais chimiques ! Alors qu’il suffit d’avoir une terre saine et riche en nutriments pour éviter l’utilisation de produits chimiques. Tous ces produits ne traitent pas la cause du problème, mais simplement les conséquences.

En réalité, pour favoriser la croissance d’une plante, il faut nourrir le sol, et non pas la plante directement. Pour cela, on peut :

– Ajouter du compost à la terre

– Utiliser une “couverture verte” : couvrir le sol d’éléments qui vont se décomposer rapidement

– Ajouter des Micro-organismes Efficaces (EM) pour favoriser le développement des colonies de bactéries

– Eviter de retourner le sol, pour que l’humus (riche en nutriments) reste en surface