L’éco-ferme de Kahang: mon nouveau terrain de jeu

Je continue à me déplacer en stop, mais j’arrive de nuit en bus car on m’a offert de force la fin du voyage ! Le lendemain, je me réveille au paradis… En marchant dans une allée couverte de verdure, j’aperçois les maisons flottantes multicolores qui se reflètent dans l’eau. Le lieu est somptueux, sans parler des couchers de soleil. Des multiples ponts en matériaux recyclés relient la terre aux îlots, maisons et pontons. Des parcours d’aventures, des radeaux en bambous, des zones de pêche et de détente attendent les touristes…

Je commence à travailler dans une maison flottante en construction. C’est une technique impressionnante : la maison repose sur près de 140 bidons en plastique et elle est sur 2 étages ! Puis je me lance dans mes propres projets… Les responsables sont très ouverts d’esprit et très curieux. C’est donc l’occasion rêvée de mettre en application tout ce que j’ai appris, tout en expérimentant un peu. Je suis moi-même surprise de toutes mes nouvelles compétences…

Je fais sécher des troncs de bananier pour les tresser, fabrique un système de bacs de plantation en bambous, prépare de l’huile de noix de coco, du compost, aménage des lits de plantation surélevés et suspend des fleurs dans des noix de coco… Je construis même un magnifique four en glaise. Bref, je ne sais plus au donner de la tête ! Je deviens même « enseignante » à mes heures perdues (le cuisiner est si heureux d’apprendre à faire des crêpes ») tout en continuant à apprendre de nouvelles choses : recyclage du papier journal en lampes et autres accessoires, construction d’une couveuse pour les œufs de poule, pêche traditionnelle…

Je me retrouve par hasard avec deux autres volontaires français, puis un canadien arrive. Nous passons de bonnes soirées autours d’un barbecue ou de quelques bières à écouter Bakhta, l’un des travailleurs népalais, se chamailler avec Meng, le cuisinier malaisien. Ils n’ont pas de langue en commun, et baragouinent donc quelques mots d’anglais qui n’ont de sens que pour eux ! C’est donc le cœur lourd que je quitte l’endroit pour rejoindre Singapour et m’envoler vers l’Australie. Si je n’avais pas de billet d’avion, je serais restée bien plus longtemps. Les oignons, haricots, potirons, gombos et fleurs que j’ai plantés commencent tout juste à pousser. Nous avons pu « ouvrir le four » mais il n’est pas assez sec pour le tester… En tout cas, les graines sont plantées !

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beautiful floating houses

Si vous souhaitez être volontaire à KOREF, vous pouvez contacter le responsable directement en remplissant ce formulaire EN ANGLAIS:

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Le jardin d’Azlan: un lieu de rencontres hors du commun

Je quitte l’île de Penang en stop pour rejoindre le jardin d’Azlan à Kuala Lumpur, où j’ai déjà passé quelques jours. C’est un endroit inattendu, un petit îlot de verdure et de tranquillité, caché au milieu de la frénésie d’une capitale. Les tournesols et les patates douces ont continué à pousser, tandis que de nouveaux visiteurs sont arrivés. Outre André, un DJ lituanien fan de reiki et Mad Mitch, un motard-animateur australien ne jurant que par l’eau purifiée, Pascal, un musicien français très « spirituel » vient d’arriver. Toutes ces personnalités, hautes en couleurs, confèrent au lieu une atmosphère conviviale d’échange et de réflexion.

Je passe donc surtout mes journées à discuter ou jouer du ukulélé, et de temps à autre, je répands un peu de crottin ou ramasse quelques feuilles mortes. Nous passons notamment un après-midi mémorable au bord d’un cours d’eau (qui semble être au milieu de la jungle, alors que nous sommes en ville !) à jouer de la musique avec du bambou et autres instruments improvisés.

Azlan, le propriétaire, est aussi le fondateur du parti politique vert (illégal)  en Malaisie. C’est donc une personnalité très publique. Je l’accompagne à plusieurs évènements mondains : galerie d’art, karaoké, rencontre de jeunes leaders mais aussi anniversaire de sa maman !  Je rencontre beaucoup de gens intéressants, mais je ne me sens pas à l’aise dans cette grande ville où je ne vois plus que pollution et folie ! Je ne peux plus rester insensible au gaspillage de plastique et à la surconsommation, que je vois partout. Je décide donc rapidement d’aller travailler dans une ferme plus au sud…

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in the middle of the city

Si vous souhaitez rendre visite à Azlan, vous pouvez le contacter directement en remplissant ce formulaire EN ANGLAIS:

Penang Island: délicieuse nourriture au milieu des villages de pêcheurs

En sortant de méditation, je découvre que la Malaisie est un pays vraiment cosmopolite, peuplé de chinois et d’indiens depuis des dizaines d’années (main d’œuvre durant la colonisation) et attirant aujourd’hui à la fois les habitants des pays asiatiques (l’un des pays les plus développés) et ceux du monde arabe (pays arabe développé mais moins cher que Dubai). Il est difficiles de repérer les malais natifs et les plats typiques tellement de cultures différentes se côtoient et se mélangent. J’atterri d’abord à « LittleIndia » où je retrouve les vêtements et les saveurs indiennes sans les odeurs nauséabondes et la saleté. Mais d’une certaine manière, ces échoppes luxuriantes me semblent bien éloignées de la réalité indienne !

Puis, je passe une soirée à Penang avec des couchsurfeurs turcs et iraniens, à profiter de leur piscine, tout en découvrant la cuisine et les danses iraniennes. Bref leur accueil chaleureux me donne envie de revenir… Après quelques jours passés à Kuala Lumpur, je suis de retour sur l’île de Penang, pour découvrir ses plages, ses délicieux plats (la meilleure cuisine de Malaisie) et sa fraîcheur. J’en profite pour visiter quelques temples chinois, villages de pêcheurs, plages paradisiaques, jungles et jardins… KK surtout me fait visiter son « jardin secret » où il est en train de démarrer son propre projet de permaculture.

J’apprends quelques mots en malai, perse et turc tout en découvrant de nouvelles saveurs de tous ces pays. Et je retrouve le plaisir de cuisiner : crêpes, curry et chappattis, pizzas et gâteaux variés… Quel bonheur ! Je rencontre aussi quelques européens et américains qui sont des couchsurfeurs de passage ou des étudiants en échange à l’université voisine.

 

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