De Brisban à Darwin: en stop dans la brousse australienne !!

Lara et moi avons parcouru en 6 jours les 3 200 km nous séparant de Darwin. Le stop n’aura jamais été aussi facile. Heureusement, car la chaleur dépassait les 40°C ! Stéphane nous accompagne sur la première centaine de kilomètres, et 4 voitures plus loin nous campons dans un jardin public… Le lendemain, après deux rencontres sympathiques, nous embarquons avec Wayne et Dave qui transportent des portes et des fenêtres en verre. Ils sont presque au bout de leur journée mais vont nous avancer beaucoup le lendemain. Nous campons donc dans le jardin d’un australien, et reprenons la route dès 5h du matin. Le lever de soleil sur la route est magnifique, mais nous vaut une rencontre brutale avec un kangourou ! Ils sont malheureusement très nombreux écrasés sur le bord de la route. Ce 3e jour, nous parcourrons la distance record de 1200km ! Le paysage alterne savane séchée par le soleil, petites collines boisées, ou sol rouge ocre couvert de termitières… Nous ne croissons que quelques rares villes tous les 200 km, mieux vaut ne pas tomber en panne d’essence !

Nous passons notre 4e nuit aux abords d’une piscine naturelle au milieu d’une forêt tropicale. L’eau y est cristalline et tiède. Nous dégustons des noix de bunya grillées au feu de bois avec quelques restes de fromage : un délice ! L’endroit est tellement magique que nous y restons la matinée et ne faisons que 100km pour rejoindre Katherine, à 300km de Darwin. Nous y rencontrons de nombreux aborigènes et passons finalement la nuit dans leur jardin de deux d’entre eux, à découvrir leur culture et leur histoire autours de quelques bières… Le stop et le camping nous auront permis de faire des rencontres inopinées, de rencontrer des gens très différents dont les expériences retracent chacune une facette de la vie australienne. J’ai appris bien plus sur les aborigènes, les élevages de bétails, le travail dans les mines ou encore les défis écologiques du pays en 6 jours de stop qu’en 2 mois de wwoofing !

Nous parcourrons les derniers kilomètres avec une famille qui nous fait découvrir une magnifique cascade en chemin et nous invite à passer la nuit chez eux. Les 5 jours me séparant de mon vol vers Bali passent très vite. Nous faisons du couchsurfing et rencontrons des gens sympas. Darwin est une ville tranquille, ça fait du bien de se reposer un peu…

Et voici les photos:

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Un an sur les chemins de la vie…

Un an exactement que je m’envolais vers l’Inde, avec pas mal d’appréhension à voyager seule, je dois bien l’avouer. Aujourd’hui, je suis si heureuse de vagabonder sur les routes avec un simple sac sur le dos, sans me soucier du lendemain, et en appréciant chaque nouvelle rencontre.

Ce voyage m’a fait gagner à la loterie du temps !

Bien plus qu’un million d’euros, j’ai gagné le temps d’apprendre, de découvrir, de partager, de me connaître, de réfléchir à la vie, de comprendre le monde… Je me sens bien plus en paix avec moi-même, avec les autres et avec la terre.                           

J’ai d’abord appris à me connaître moi-même. En prenant le temps de m’observer, j’ai pu réaliser quelles sont mes dépendances, mes aspirations, mes réactions face aux autres, aux évènements extérieurs. J’ai pu surtout réaliser quels étaient mes vrais besoins loin de la société de consommation. J’ai réalisé que je pouvais jeuner pendant 5 jours, méditer pendant 10 jours, ne pas utiliser d’argent pendant 1 mois, ne pas avoir de maison pendant 1 an… ! J’ai appris à mieux nourrir mon corps et mon esprit.

J’ai ensuite pu observer les autres, des rizières laotiennes à la brousse australienne : des cultures si différentes, mais une nature humaine si comparable! J’ai appris à poser des questions, à accepter les réponses, à ouvrir mon cœur aux différences… J’ai compris que nous ne détenons chacun qu’une vision parcellaire du monde, incomplète mais toutes aussi valables. J’ai appris à être humble, à faire confiance, à observer, à écouter. J’ai compris que vivre en communauté serait un défi humain avant tout.

J’ai finalement appris à respecter la terre qui m’a donné naissance. J’ai compris comment nous la blessions, et comment je pouvais m’en nourrir sans la mutiler et la polluer. J’ai découvert des dizaines de méthodes pour faire partie à nouveau de l’écosystème (sans produire aucun déchet). Là encore chaque vision est valable et adaptable au milieu. J’ai hâte à présent de mettre tout cela en pratique…

En avant la fête: de Noël à Woodford!

Après la préparation du festival, j’ai quelques jours de libres qui me permettent de passer Noël à Crystal Waters chez Stéphane en compagnie d’Hélène, mais aussi de Lara et Heather que j’avais rencontré à la Zaytouna farm. Evy, Kevin, les enfants de Stéphane et bien d’autres encore se joignent à nous pour rendre ce jour inoubliable. Nous décorons la maison avec des guirlandes en papier et transformons même un arbre de la pépinière en sapin de Noël. Sous les étoiles au milieu du jardin, on savoure du bon vin, du fromage fait maison bien sûr, mais aussi les plats que chacun a préparés avec amour : gaspacho, lasagne, bœuf bourguignon, tiramisu… Et pour que rien ne manque on s’offre des petits rien au milieu des éclats de rire. Je n’avais pas pensé qu’un noël au soleil serait aussi agréable. Et pour couronner le tout, les bredeles alsaciens ont réussi à passer la douane australienne, on s’est régalé !!

Puis la folie du festival de Woodford commence : une dizaine de concerts, spectacles et conférences à tout moment, difficile de ne rien manquer. Je passe du temps à écouter quelques débats écologiques, admirer des spectacles de cirque, des danses brésiliennes, des ateliers d’artisanat, Babylone Circus et bien d’autres en concert… Les allées grouillent de déguisements, de lanternes, de parades et surtout de monstres gigantesques. En effet, le thème de l’année est « devient ami avec ton monstre intérieur » ! Les moments les plus magiques restent les cérémonies d’ouverture, de fermeture, et surtout le lever du soleil de la nouvelle année au sommet d’une colline au son de musiques tibétaines, entourée de gypses et de hippies…

Je travaille quelques heures le matin à Common Ground en échange de repas gratuits. Ça me donne l’occasion de découvrir cette communauté appelée « twelve tribes » située près de Sydney. C’est une communauté qui partage tout : les repas, le travail, les moyens financiers et surtout de l’amour !! Ils ont une ferme et un restaurant/café où ils servent de la bonne nourriture bio. Ils travaillent tous au café, ce qui leur permet de financer leur communauté. Ils sont tous très sympathiques, et je passe de très bon moment à préparer des brochettes et des sushis en leur compagnie. Ils sont aussi très religieux et suivent certaines règles assez strictes, les rapprochant d’une secte… Difficile de juger sans visiter leur communauté. En tout cas, ils ont tous l’air très épanouis et organisent souvent des débats intéressants.

Et voilà les photos:

En apprentissage chez le roi du bambou !!

Depuis mon arrivée en Australie, tout le monde me parle du festival de musique folk de Woodford, le plus grand et le plus beau du pays. Moi qui n’ai jamais été à un festival de musique de ma vie, je ne peux pas manquer ça !! Grâce à Stéphane, je trouve un moyen de travailler pendant l’installation du festival et donc d’obtenir un billet gratuit pour toute la durée du festival (d’une valeur de plus de 500 $ quand même).

Je me retrouve à faire du woofing chez Chris, le roi du bambou. Il habite dans une petite maison en bois au milieu de la forêt. C’est un artiste capable de faire des lions en feuilles, des koalas en lianes et des bateaux en bambou… Pour Woodford, nous devons construire des pétales de lotus géantes. Nous récoltons donc pendant une semaine le bambou et les feuilles nécessaires, tout en s’occupant de son jardin. J’y découvre avec ravissement le « chocolat pudding fruit » une sorte d’avocat au goût de chocolat ! J’y rencontre aussi Juju, une woofeuse de Corée, qui nous prépare un délicieux menu coréen pour son anniversaire…

Puis nous passons une semaine à Woodford à construire les pétales tandis que le festival émerge peu à peu de terre. Des tentes, des lanternes, des costumes, des musiciens, des décors et des monstres arrivent chaque jour au milieu de la fourmilière.  Pas moins de 300 volontaires s’affairent sous un soleil de plomb, avant de pouvoir savourer des soirées déjà bien animées par des percussions, des concerts et des jeux. Je savoure aussi bien les journées à apprendre à travailler avec le bambou que les soirées passées avec des voyageurs de tous horizons…

Pour voir les photos, c’est ici:

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Si vous souhaitez travailler avec Chris, vous pouvez le contacter directement en remplissant ce formulaire EN ANGLAIS: