La ferme de Putu Budi: un vrai paradis perdu

Il était sûrement écrit que nous devions croiser le chemin de Putu Budi car la manière dont nous l’avons rencontré est vraiment improbable. J’avais échangé quelques mails avec un malaisien qui accueillait de volontaires dans sa ferme. Mais depuis mon arrivée à Bali, silence radio. Nous avions donc décidé de partir à la recherche de cette ferme perdue dans le petit village de Pelapuam. Nous n’avions pas d’adresse et pas le bon nom, mais alors que nous faisions du stop, c’est Putu Budi lui-même qui s’est arrêté, alors qu’il n’avait pas mis les pieds dans sa ferme depuis 2 semaines !

L’histoire de Budi ressemble à une « success story ». Enfant, il ne possédait pas grand-chose, car son père aimait faire des paris. Après plusieurs mésaventures, il a fini par rencontrer sa première femme avec qui il a eu trois enfants. Il gagnait bien sa vie, mais pouvait aussi beaucoup dépenser en soirées arrosées. Très créatif et plein d’idées, il a finalement décidé d’investir son argent dans des magasins de sculpture de bois et de soufflage de verre. Aujourd’hui, il a deux femmes, cinq enfants et possède trois magasins à Ubud qui exportent à travers le monde et trois fermes autours de Pelapuam.

Nous avons passé deux semaines magiques dans sa ferme à entretenir son jardin et ses arbres fruitiers (noix de coco, mangoustine, durian, ananas, cacao, bananier…). Nous avons aussi pataugé dans la boue pour aménager la cuisine, une douche et un coin sympa près d’une cascada. Budi nous a fait partager sa culture avec passion, nous apprenant à cuisiner des tas de plats balinais et nous expliquant les différentes traditions : par exemple, ne surtout pas faire sécher du linge en hauteur par respect pour les esprits !

Benji, un ami rencontré en Malaisie, nous a rejoints pendant les derniers jours. Après une soirée de pleine lune passée à déguster du poisson en bord de mer et à méditer dans un temple perdu au milieu de la forêt, j’ai quitté le cœur lourd tous mes compagnons de voyage, pour m’envoler seule vers la Turquie. Une nouvelle aventure est prête à commencer…

Et voilà les photos:

our new house at Budi's farm

Si vous souhaitez être volontaire dans cette ferme, vous pouvez contacter Putu Budi directement en remplissant ce formulaire EN ANGLAIS:

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Papa Jero: un joueur de gambelan devenu businessman

L’histoire de Papa Jero n’est pas commune. Il y’a 3 ans, il vivait de rien dans une petite sans eau chaude avec sa femme et ses 3 enfants. Il n’avait pas de travail et passait sa journée à discuter avec les amis de passage et à jouer du gambelan, une sorte de xylophone en bambou. Un jour, il a ramené à la maison un jeune suisse trouvé sur le bord de la route. Ce dernier est tombé amoureux de sa fille…

Trois ans plus tard, sa fille vit en Suisse et a une petite fille de un an. Papa Jero gère une guest house, une coopérative de café et est en train de créer un centre d’apprentissage de l’anglais et peut-être un restaurant… Sa tête bouillonne d’idées, il discute affaire avec tout le monde et a plusieurs employés et une voiture. Tous les samedi soirs, tout le village se réunit chez lui pour un concert de gambelan…

Lara et moi avons passé pratiquement une semaine dans la famille de Papa Jero, à nettoyer sa guest house, désherber son champs de maïs ou à l’accompagner dans ses rendez-vous d’affaire. Mais surtout, nous avons partagé la vie quotidienne de sa famille, appris à cuisiner de nombreux plats balinais et sommes allées dans l’un des plus grands temples hindou de Bali à l’occasion du Shivaratri. Nous avons aussi bien sûr appris à jouer un peu de gambelan et du tambour traditionnel…

Et voilà les photos:

the whole family !!

Offrandes au milieu des rizières

Je redécouvre les plaisirs de l’Asie avec joie : des rizières d’un vert tendre, des repas à moins d’un euro, des temples à chaque coin de rues et des sourires sur les lèvres ! Je découvre Bali avec émerveillement. Les temples ne se limitent plus à un petit autel par maison, mais ce sont d’immenses constructions présentes partout, et les offrandes de fleurs dans des petits paniers de feuilles de cocotier inondent les trottoirs. On prie moins qu’en Inde, mais qu’est-ce qu’on fait d’offrandes à Bali ! Les femmes passent des heures à confectionner les offrandes avec soin, puis les répartissent à travers toute la maison, ou les utilisent dans de plus grandes cérémonies très fréquentes. Lara et moi apprenons donc à confectionner quelques décorations en feuilles de bambou au hasard des ruelles…
Je passe les premiers jours à Kuta à m’imprégner de la culture balinaise. J’y rencontre un groupe de jeunes qui animent le mouvement Permablitz (réunir ses forces pour aménager des jardins bio pendant le WE). Puis Lara me rejoint et nous faisons route vers Ubud. Nous passons quelques jours dans une maison en périphérie en échange d’un peu de ménage. Nous sommes au milieu des rizières et faisons de nombreuses rencontres. Nous en profitons pour visiter la magnifique « Green School » construite tout en bambou. Une école qui fait rêver !
Nous passons ensuite 2 nuits à Ubud, dans un centre de médecine ayurvédique qui vient d’ouvrir, puis chez un Couchsurfeur. Nous en profitons pour recevoir un massage ayurvédique, faire du yoga, découvrir l’artisanat local, visiter une plantation d’épices et nous perdre dans les rizières. J’arrive à convaincre Lara de nous déplacer en stop. Nous n’attendons jamais plus de 5 minutes et faisons plein de rencontres tout en améliorant nos rudiments d’indonésien  C’est donc en stop que nous rejoignons Bedugul, plus au Nord, pour rencontrer papa Jero. Mais ça, c’est une autre histoire…

Et voici les photos:

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