Les joies de l’auto-stop vers Pamukkale !

Je pars en stop de Lisinia avec Adele du Canada et Fahmy d’Indonésie. Faire du stop à 3 se révèle plus facile que je ne l’imaginais surtout depuis l’endroit perdu où nous étions. Nous arrivons tôt à Denizli et passons une soirée sympa à jouer de la musique et à discuter avec Emre et Burak, nos hôtes et étudiants à l’université Pamukkale.
Le lendemain, nous partons toujours en stop visiter le site de Pamukkale constitué de grands bassins en roches calcaires. En essayant d’entrer par des chemins de traverse, nous rencontrons un couple turc qui nous emmène visiter le site de départ des parachutistes, puis une grotte en calcaire. La grotte est peu connue, mais vaut tout autant le détour que le site de Pamukkale ! Bref, encore un coup de chance grâce à l’auto-stop 
Adèle nous quitte pour rejoindre la Croatie, et je continue ma route en stop avec Fahmy vers Izmir. Nous partons tard et devons du coup passer la nuit sur la route, dans le contenaire du camion qui nous a pris en stop ! Nous arrivons finalement dans le village perdu où est en train de se construire le premier Earthship de Turquie. Nous parcourrons les derniers kilomètres à pied au milieu des montagnes et des chèvres…

Et voici les photos:

another hitch-hiker already in the truck !!

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Le projet Lisinia: sauvegarde de la nature et des animaux sauvages

Le projet Lisinia a débuté en 2007 sous l’impulsion du vétérinaire Öztürk. Il a acheté un vaste terrain d’environ 250 hectares avec divers objectifs :
– Créer un centre de réhabilitation pour les animaux sauvages blessés : le projet soigne actuellement de nombreux aigles, hiboux, cigognes et un cochon sauvage. Les animaux en état de se nourrir seuls sont relâchés dans la nature une fois guéris.
– Constituer un centre de sensibilisation et d’éducation sur l’agriculture biologique, les risques de cancer, l’assèchement du lac local, la conservation des semences…
– Cultiver des arbres fruitiers, des roses et de la lavande avec l’aide de volontaires
De nombreuses maisons en bois brute et en pierres ainsi que des tentes donnent au lieu des allures de forteresse. J’y ai passé une petite semaine en compagnie de volontaires turcs, ukrainiens, russes, canadiens, américains et indonésiens. Nous avons appris à élaguer des arbres fruitiers et tailler des rosiers tout en nourrissant les pensionnaires de centres animaliers.
J’ai aussi accompagné Öztürk lors de l’une de ses tournées nocturnes pour soigner une vingtaine de vaches. Je dois avouer que l’inspection interne des vaches m’a scotchée ! Nous avons aussi eu le temps de nous promener dans la montagne environnante couverte de fleurs et de chèvres, et avons failli nous enliser en essayant d’atteindre le lac 

Et voilà les photos:

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Si vous voulez être volontaire à Lisinia, vous pouvez contacter Efe sur la page Facebook du projet.

 

 

En route vers Fethiye !

J’ai quitté la mer noire en stop pour me diriger vers Izmir au bord de la mer Egée. Une affaire rondement menée puisque j’arrive à Izmir avant la tombée de la nuit (500km). Kaan m’y héberge pour une nuit et me fait découvrir le bord de mer et ses quartiers animés. Je passe le lendemain à me perdre dans le grand bazar de la ville en savourant quelques spécialités locales. Je suis ensuite hébergée dans la famille d’Omer, tellement gentille, qu’elle me donne un peu un avant-goût de retour à la maison… Puis Alper me fait visiter le quartier d’Hatay et sa vue plongeante sur la ville.
Après ce week-end bien reposant, je reprends la route vers Mugla en m’arrêtant au passage visiter les célèbres ruines d’Éphèse. Le détours en vaut la chandelle, j’ai l’impression de remonter plusieurs siècles en arrière et reste admirative devant cette civilisation qui a réussi à atteindre un tel niveau de développement sans électricité, sans plastique, ni téléphone, ni ordinateur, bref presque sans pollution !
Cetin me fait visiter la vielle ville blanche de Mugla avant de m’obtenir un billet de bus gratuit vers Fethiye ! La révolte gronde dans toute la Turquie et des manifestations se préparent dans toutes les villes… A Mugla, on pleure la mort d’un adolescent alors qu’à Fethiye on s’ppose au partie kurde…
Hasan m’accueille à Fethiye avec du bon vin que nous dégustons au bord de la mer. Je rejoins ensuite une petite communauté au cœur des montagnes qui cultive un joli jardin et produit des huiles aux herbes médicinales. Puis je rejoins Mert, le navigateur, qui me fait découvrir la Marina et son voilier…

Et voici les photos:

around Fethiye

Si vous voulez naviguer avec Mert autours de Fethiye ou passer votre licence de navigation, visitez son site web.

Narköy: une ferme bio au bord de la mer Noire

J’ai passé près d’une semaine dans une ferme biologique nichée au milieu des montagnes près de Kerpe, au bord de la mer Noire. Narköy signifie la ferme des pommes granas en turc. J’ai été accueilli par un grand barbecue avec salades et nombreux plats différents à base de légumes, dégustés sous le soleil avec les nombreux travailleurs… Bref, une ambiance conviviale dans un cadre bucolique.
Entourée d’autres volontaires italien, irlandais et allemands, j’ai cueilli des oignons, plantés des fraises, cassé des noix et surtout (mon favori) trais les vaches le matin. La ferme disposait de deux serres, des vaches, des chèvres, des chevaux et de très nombreux chats et chiens. Nous habitions dans des grandes tentes fabriquées en bois et en laine de mouton et nous nous chauffions avec un poêle qui carburait aux coques de noisettes.
Une bonne expérience pour enrichir mon vocabulaire turc car nos collègues locaux ne parlaient pas un mot d’anglais  Ce qui va se révéler très utile pour faire du stop !

Et voici quelques photos:

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Si vous souhaitez être volontaire à Narköy, vous pouvez contacter directement Beste ou Salih en remplissant ce formulaire EN ANGLAIS:

Mehmet: le roi de la cuisine crue !

Je suis restée 10 jours dans la « ferme » de Mehmet à 2h d’Istanbul, près d’Izmit. J’ai passé quelques heures à travailler dans sa serre et son jardin, et je lui ai montré comment faire un vrai compost. Mais là où j’ai vraiment passé mes journées, c’est surtout dans sa cuisine !! Mehmet est un chef cuisinier reconverti dans la préparation des plats crus. Ils cuisinent donc uniquement avec des légumes, des noix et des épices. Il utilise aussi beaucoup de « super-food », des aliments reconnus pour leurs vertus sanitaires, tels que la spiruline, la maca (racine péruvienne), le chocolat, les graines de chia ou le curcuma.

Deux fois par semaine, nous avons préparé des « life box » contenant des repas crus pour 3 jours, qui sont envoyés à travers la Turquie, à des gens qui souhaitent se nourrir plus sainement. J’ai découvert tout un nouvel univers. J’ai compris comment, à coup de mixeur, de fermentation, de macération et de séchage, on pouvait pratiquement tout faire à base de légumes et de noix : du pain, du fromage, des pâtes, des tartes, des lasagnes et même des hamburgers !

Nous avons aussi préparé nos propres repas, et j’ai donc mangé cru pendant 10 jours. Au départ, il me semblait que les repas me pesaient sur l’estomac, mais du coup, je n’avais aucune sensation de faim. Au bout de 10 jours, je me suis sentie plus légère, mais aussi plus en forme : plus besoin de dépenser d’énergie pour digérer tous ces féculents… Bref, c’est devenu un plaisir de manger cru, surtout en découvrant une telle variété, et des nombreux plats délicieux !

Pour les recettes, c’est par ici…

Et voici les photos :

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Si vous souhaitez être volontaire chez Mehmet, vous pouvez le contacter directement en remplissant ce formulaire EN ANGLAIS:

Istanbul: des mosquées perdues au milieu des centres commerciaux

Lors de mon premier passage à Istanbul, j’ai détesté la ville. Avec ses 20 millions d’habitants, c’est une ville tentaculaire pleine de centres commerciaux géants et d’autoroutes congestionnées. Je suis restée incrédule devant les personnes qui considèrent Istanbul comme la plus belle ville au monde !!

Mais j’ai décidé de donner une deuxième chance à cette ville, en y retournant pour le week-end. J’ai visité la vielle ville dont les nombreuses mosquées battent à l’unisson au rythme des 5 prières journalières. C’est une mélodie qui embrasse toute la ville, soufflant un vent de spiritualité dans les parcs, les terrasses des cafés et sur les places publiques… Je me suis perdue dans le grand bazar en y dégustant mille et un « délices » (baklava, loucum, simit, fromage turc…), je me suis laissée étourdir par les odeurs de d’épices, j’ai savouré un thé en fumant un narguilé sur une terrasse surplombant la ville, et j’ai vu ses mosquées s’illuminer à la tombée de la nuit : un beau spectacle !

Bref, je me suis laissée porter par l’atmosphère unique de cette ville au carrefour de l’Europe et de l’Asie. J’y ai découvert de nouvelles boissons : ayen à base de lait et salep à base de manioc. Mais je n’ai pas été emballée par les nombreux kebab qui s’apparentent plus à des fast-food qu’à de la cuisine traditionnelle.

Et voici les photos:

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