Paliomylos, la “terre promise” ?

Je gravis la colline couverte d’oliviers pour y découvrir une petite masure entourée de jardins… A l’arrière de la maison, les jeunes plants grandissent tranquillement dans la pépinière tandis qui Mitcho et Bino chassent les souris. L’endroit a une aura particulière avec sa rivière scintillante, ses fleurs multicolores, ses abeilles, ses tortues et ses chats errants… J’ai l’impression d’être arrivée à la maison tellement je m’y sens bien !!
Giorgos s’est installé sur l’oliveraie de son père il y a tout juste un an. Avec de nombreux amis de passage, il a pu aménager deux grands jardins, débuter une culture de champignons, mettre en place une pépinière, et des toilettes à compost, planter une centaine d’arbres fruitiers et installer deux rampump… Il a même fait construire un grand poêle par un ami forgeron! Et il a encore des milliers de projets en tête, tels l’installation d’une douche solaire, la construction d’un atelier et plus tard, l’élevage de quelques poules et chèvres…
Il y a donc beaucoup à faire en cette saison, entre l’entretien de la pépinière, l’aménagement des jardins pour l’été, la préparation d’un nouveau compost et la plantation de patates… Sans compter la préparation du pain, de confiture d’orange amère, le séchage des herbes et la récolte des champignons !! J’ai tout de même le temps d’expérimenter un peu en préparant de la kombucha et une culture de microorganisme efficaces.
Nous avons même le temps de découvrir les montagnes et cascades environnantes, de faire de l’acro-yoga sur la plage et de passer une merveilleuse Pâques dans la famille de Giorgos. Ici, Pâques est plus important que Noël et tout la famille s’est réunie pour savourer cinq agneaux grillés à la broche ! La mère de Giorgos est intarissable sur les plantes locales comestibles et me fait découvrir de nombreux tissus fait main. Le petit village de Roviès semble encore receler de nombreux savoirs-faire traditionnels…

Pour en savoir plus, voici le blog de Paliomylos 🙂

Et voici les photos:

the "jungle" garden

Si vous souhaitez être volontaire dans cette ferme, vous pouvez contacter Giorgos directement en remplissant ce formulaire EN ANGLAIS:

 

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Mes 30 ans à Istanbul…

Je quitte Izmir toujours en stop pour passer le week-end de mon anniversaire à Istanbul. Je passe une nuit à Manisa, juste à 30km d’Izmir pour raccourcir le trajet en stop le lendemain. Je dois admettre que je suis finalement bien contente de quitter la Turquie, car voyager en stop seule y devenait vraiment pesant.
Je profite de ce dernier passage à Istanbul pour découvrir le quartier de Kadiköy, très alternatif. On y trouve des bâtiments occupés et des cafés collectifs. J’ai d’ailleurs déjeuné dans l’un d’eux, appelé Komsu Kafe  et ouvert entre autre par une française !
On y trouve aussi une multitude de magasins de tatouage. Du coup, ça me donne l’impulsion pour un nouveau tatouage pour fêter mes 30 ans et ce voyage qui est en train de s’achever !! Conseillée par mon hôte, puis accompagnée par Scott et sa colloc, je reste quand même très stressée car j’ai dessiné moi-même le motif… Finalement, je suis très contente du résultat, ouf !!
Après un week-end festif et relaxant à la fois, je quitte Istanbul en direction de la Grèce. J’arrive à Thessaloniki à la tombée de la nuit. Je croise par hasard un autre backpacker qui cherche un endroit où dormir. Mon host est tellement gentil qu’il l’accueil aussi.
Le lendemain est plus compliqué car la route vers Athènes est provisoirement fermée. Un long détour me fait donc louper le dernier ferry vers l’île d’Eubée, et je suis obligée de passer une nuit à Glyfa. Peu importe, le cadre est idyllique au bord de la mer, et je suis hébergée gratuitement dans une chambre d’hôtel !! Je prends le premier ferry le lendemain et arrive dans la matinée à Paliomylos (signifie vieux moulin), la ferme de Giorgos.

Et voici quelques photos:

how it looks at the end :)

Le premier Erdship de Turquie !

Je rejoins donc Erdem dans un village perdu, où il a décidé de construire un Earthship (ou plutôt un Erdship car le nom Earthship est protégé !!) en regardant des vidéos sur Youtube ! Il n’a jamais rien construit de pareil et n’a jamais vu d’Earthship en réalité, mais il est très créatif et débrouillard… Il a débuté son projet en septembre dernier et depuis, plus d’une cinquantaine de volontaires sont venus lui prêter main forte.
Tout d’abord, pour les novices, qu’est qu’un Earthship ? C’est une maison fabriquée en matériaux recyclés tels que des pneus usagés, des bouteilles en verre ou en plastiques, des cannettes… C’est aussi une maison autonome au niveau énergétique grâce à des panneaux solaires, un réservoir récupérant l’eau de pluie, une serre chauffant et éclairant la maison…
A notre arrivée, l’Earthship est déjà bien avancé, tous les murs sont en place. Ils sont composés de pneus usagés pour la pièce principale et de bouteilles en verre avec de la terre pour la salle de bain en annexe. Le toit en bois est pratiquement terminé. Erdem y travaille chaque jours tandis que nous couvrons les pneus d’une dernière couche de « torchis » (plus exactement « cob » en anglais, apparemment aucune traduction française n’existe !!). C’est un mélange de sable et de terre argileuse auquel on peut ajouter des fibres, du ciment ou du calcaire selon l’usage.
L’Erdship devrait être terminé d’ici deux mois. Je suis curieuse de voir le résultat. Malheureusement, je ne peux pas rester aussi longtemps, mais je vais pouvoir suivre l’évolution sur Facebook

Et voici les photos:

windows made with tires !!

Si vous voulez aider Erdem à construire son Erdship ou bien le visiter une fois fini, n’hésitez pas à le contacter directement avec ce formulaire EN ANGLAIS: