Strasbourg, ville verte

Alors pour commencer, je vais vous expliquer comment j’ai réussi à poursuivre mes idéaux de voyage à travers la réalité de la vie Strasbourgeoise et vous allez découvrir qu’il existe de nombreuses initiatives permettant de polluer moins et de consommer mieux…

La voiture c’est fini, vive le vélo : j’ai découvert les joies et la liberté de me déplacer à vélo partout. J’avoue que le beau temps estival et les nombreuses pistes cyclables strasbourgeoises m’ont beaucoup aidé. J’ai même découvert l’association Vélostation qui permet de réparer son vélo soi-même grâce à des pièces d’occasions… J’ai aussi découvert de nombreux projets pour voyager à vélo à la découverte de modes de vie alternatifs : Altertour en France, NEOlution en Allemagne et République Tchèque, Vélokaravane en Afrique… Mais j’avoue qu’après 30km je fatigue un peu, alors pour les grandes distances, je vais continuer à privilégier l’auto-stop 

Le neuf c’est fini, vive l’occasion : j’ai redécouvert différents réseaux permettant d’acheter des vêtements, des meubles, des livres, de la vaisselle et toutes sortes d’objets d’occasion. Les salles de vente d’Emmaüs par exemple, regorgent en permanence de très nombreux articles de la machine à coudre manuelle au carrelage… Les nombreuses brocantes dont le planning est facilement disponible sur brocabrac permettent également de se faire plaisir à moindre prix et conséquence pour l’environnement.

Consommer local, bio et même bio-dynamique : fini les gros supermarchés plein de produits industriels, maintenant un réseau de proximité est en train de se constituer, vendant des produits locaux uniquement en vente directe à travers des marchés de producteurs tels que celui de l’ancienne douane à Strasbourg, des AMAPs telles que celle des Jardins de la Montagne Verte ou des magasins de producteurs tels que Hoplà à côté de chez moi. Parmi ces producteurs, certains ont le label Bio ou Demeter (agriculture biodynamique), et même sans label, pratiquent une agriculture raisonnée proche du consommateur.

Jardiner et composter chez soi : même en ville ou dans un petit appartement, il est possible de jardiner quelques tomates et de recycler ses déchets de cuisine grâce aux jardins partagés et à l’initiative de la ville « Tout pousse à composter » qui finance des bacs à compost gérés par une association d’habitants.

Manger sauvage, fermenté, germé ou séché : maintenant que je mange beaucoup plus de légumes crus, je dois adapter mes manières de cuisiner. Je me suis donc lancée dans la germination de graines, la préparation de kumbucha, de kefir de fruit et de lait. J’ai même découvert des sites ou on peut facilement s’en procurer pour démarrer sa propre production. J’ai aussi découvert de nombreuses plantes sauvages faciles à cuisinier telles que les feuilles de pissenlit et l’ortie, ou à infuser telles que le tilleul, la reine de pré ou la prèle des champs. J’ai même découvert un site allemand qui répertorie les arbres libres à la cueillette sauvage… Enfin, j’ai construit un séchoir solaire maison, qui monte jusqu’à 60°C par beau temps 

Voilà, avec tout ça, j’ai réussi à me nourrir en réduisant mon impact carbone même si la lutte reste parfois difficile : aller faire ses courses à vélo, prévoir les sacs en tout genre pour éviter le plastique du supermarché, n’acheter que des produits locaux pour éviter la pollution du transport et trouver des produits sans emballage (voilà pourquoi je n’achète plus que des fruits et légumes). C’est pas encore aussi parfait que mordre dans la tomate de son jardin, mais c’est déjà pas mal…

Cliquez sur l’image pour voir quelques photos:

Des bacs à compost en plein centre ville

 

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Le voyage continue…

Je suis de retour en France, mais ça ne veut pas dire que je vais arrêter de vous donner des nouvelles, car le voyage au cœur d’un mode de vie alternatif continue. Il n’y a pas qu’à l’autre bout du monde qu’on peut changer sa manière de vivre. Le rêve d’une vie plus respectueuse de la nature et plus en phase avec nos vrais besoins commence ici et aujourd’hui. Alors mois après mois, je vais vous raconter mes découvertes, mes espoirs et mes luttes pour définir et créer ce monde pièce par pièce….

Vous allez pouvoir me suivre dans mon projet de création d’un écolieu en France. Pour l’instant, je n’ai que les idées et quelques savoir-faires, mais il me manque encore des partenaires, des compétences spécifiques et un lieu adapté au projet… Je vais donc continuer à me former en passant un Brevet Professionnel en maraîchage biologique, ce qui facilitera mon installation au niveau légal, tout en continuant à visiter des communautés et des fermes en France pour accumuler des savoirs pratiques et rencontrer des personnes partageant les mêmes valeurs…

Dans l’idéal, je cherche un terrain d’une dizaine d’hectares avec une source d’eau potable, de la forêt, des prés et une petite maison en matériaux traditionnels. L’idée est d’installer d’autres habitation en matériaux naturels, recyclés ou légers tels des maisons de pailles, de bois, de pierres, des yourtes ou des caravanes pour pouvoir y vivre à plusieurs tout en accueillant les visiteurs de passage. Ces infrastructures utiliseront un maximum d’énergies renouvelables. L’objectif est de produire au maximum ce que nous consommons à travers des potagers, un grand verger (ou forêt comestible), quelques poules, chèvres ou brebis, des abeilles et une culture de champignons. La culture de céréales en traction attelée serait envisageable si nous sommes assez nombreux… Enfin, puisqu’il faut bien survivre, il nous faudra vivre de ce lieu en fonction de nos compétences et de nos envies. Les possibilités sont multiples : création d’une ferme école, d’une ferme auberge ou d’un lieu d’accueil paysan, production d’herbes sauvages, aromatiques, médicinales ou d’artisanat en tout genre. L’objectif ne sera pas de développer un véritable commerce, mais de sensibiliser le plus grand nombre à un mode de vie différent, tout en en vivant…