La ferme de Malplaquet, produire pour survivre

En 1976, cinq familles décident de s’installer sur un terrain de 70 ha pour vivre en communauté, proche de la nature. Ils constituent un GAEC (un groupement d’agriculteurs) et démarrent des activités d’élevage et de maraîchage alors qu’ils ne sont pas du tout issus du monde agricole. Les débuts ont sûrement dû être difficiles, mais aujourd’hui la ferme compte un troupeau de 90 chèvres, de 50 brebis, 80 vaches, 4 chevaux, 2 cochons et de nombreux arbres fruitiers. Ils produisent chaque jour 400L de lait qu’ils transforment en yaourts et fromages pour les vendre sur les marchés. La majorité des membres du GAEC sont toujours présents bien qu’au bord de la retraite, et certains de leurs enfants sont en formation agricole.

Maintenant que la nouvelle génération s’apprête à reprendre la ferme, c’est l’heure du bilan. L’idéalisme des débuts a laissé peu à peu place à la nécessité de produire suffisamment pour survivre : toujours augmenter les troupeaux pour augmenter la production et avoir plus de subvention de la PAC. Cette logique a abouti à l’abandon du maraîchage et à une charge de travail harassante (traite, récolte du foin, transhumance) pour des bénéfices très modestes, ne permettant pas d’investir dans un peu plus de confort. Certes la ferme a fait le choix de proposer des produits de qualité (biologique) en gardant des prix très bas (accessibles à tous). En contrepartie, ses habitants survivent grâce aux subventions de la PAC dans une maison mal chauffée ou l’eau chaude n’est disponible qu’un jour sur deux.

La nouvelle génération saura-t-elle trouver de nouvelles orientations pour avoir le temps de véritablement profiter de ce lieu paradisiaque… Les éléments du succès sont à portée de main : un vaste terrain, de nombreuses ressources naturelles, le savoir des anciens, un état d’esprit proche de la nature et des consommateurs, des liens sociaux forts entre les membres même si ils sont parfois mis à mal par la charge actuelle de travail…

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One thought on “La ferme de Malplaquet, produire pour survivre

  1. Je vois que tu continues ton « apostolat » bon courage ! ce ne doit pas être très facile ! bisous ! Cricri

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