La fête du printemps à Eourres

Eourres est un village alternatif de 140 habitants perché à 1000m d’altitude dans les Alpes de Hautes Provence. D’abord occupé par une communauté dans les années 70, ce hameau autrefois en ruine est aujourd’hui redevenu un village avec sa mairie et ses boutiques, mais un esprit écolo et solidaire y plane encore… J’y ai passé le week-end du printemps pour rendre visite à un ami qui y suit une formation à l’autonomie (éco-construction, maraîchage, arboriculture…) de 6 mois proposée par l’association « Sens et Autonomie ». Après une soirée festive pour l’arrivée du printemps dans la vallée, nous avons passé le dimanche à faire du pain et préparer une soirée pizza…

La vie à Eourres n’est est pas aussi communautaire qu’à Longomaï : chacun a sa maison, les repas ne sont pas pris en commun et les échanges restent souvent financiers… Toutefois, l’entre-aide est très développé et les activités culturelles à prix libres sont nombreuses. Les centres névralgiques de village sont la mairie où les habitants se retrouvent une fois par mois pour discuter et prendre des décisions, mais aussi le four à pain où sont organisées des soirées pizzas, la salle communale où se déroulent divers évènements, la biocoop et la panneau d’affichage où on s’informe de tous les évènements et les possibilités de covoiturage…

L’économie du village est tournée vers l’éco-tourisme et propose de nombreuses formations. “L’Oseraie du Possible” propose par exemple de nombreuses formations à la vannerie en osier bio, vivante ou sauvage… Des agriculteurs et des éleveurs bio, ainsi qu’un boulanger fournissent des produits de qualités aux habitants. Toutefois, une seule maraîchère bientôt à la retraite est installée. Le village abrite également une école Steiner pour la maternelle et le primaire.

Et voici quelques photos:

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Découverte de la vannerie au gîte des P’tits Loups

J’ai croisé par hasard Andréa lors d’un forum sur la pédagogie à l’écologie. Nous avons convenu qu’elle me forme pendant deux jours à la vannerie en échange de 2 jours de wwoofing. Après mes multiples essais de vannerie sauvage, j’ai donc appris à faire un panier rond en osier dans les règles de l’art.

Nous avons d’abord coupé et nettoyé les brins d’osier. Il en existe de très nombreuses variétés : jaune, vert, rouge, noir et plus ou moins souple. Une fois coupé, on les trie par taille et grosseur et on les laisser dans l’eau pour pas qu’ils ne se dessèchent. On peut ensuite commencer vraiment le panier.

Nous avons eu besoin de 2 jours entiers pour faire notre panier rond, car il faut compter de nombreuses étapes : faire la base, monter le panier avec différents modes de tressage, puis faire la finition avant de refaire le même travail vers le bas pour faire un rebord sur la base. On finit par faire l’arceau. Nous avons également eu l’occasion de faire du tressage d’osier vivant, car Andréa est en train de mettre en place un abri rond et un tunnel en osier. Il a fallu tout tailler et tresser pour les entretenir.

Nous avons été hébergés dans le gîte d’Andréa pendant ces quelques jours. C’est un lieu très agréable, peuplé de vanneries et de vieux outils en tout genre. Il est équipé d’un système de phyto-épuration, et des randonnées avec ânes sont proposées aux visiteurs de passage…

Et voici les photos:

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