Cours d’agro-foresterie aux Amanins

Grâce au fond de formation VIVEA, j’ai pu participer gratuitement à une formation sur l’agro-foresterie au sein du centre agroécologique des Amanins. Cela faisait longtemps que je souhaitais voir ce lieu, donc cela a été une très bonne occasion de le découvrir…

Le centre des Amanins est né il y a 11 ans de la rencontre d’un riche industriel Michel Valentin avec Pierre Rabhi. Ils décident ensemble de créer non pas un lieu de vie, mais un lieu d’accueil et de partages d’expériences tournés vers 4 types d’autonomie:

  • l’autonomie alimentaire: aujourd’hui sont cultivés 20 ha de céréales et 1,3ha de verger-maraîcher, auxquels s’ajoute 50 brebis et 2 vaches pour faire du fromage. Les aliments produits servent à nourrir les visiteurs à 90%.
  • l’autonomie énergétique: elle reste à atteindre par l’installation de panneaux solaires et la réparation de l’éolienne…
  • l’autonomie des constructions: au maximum avec des ressources locales grâce à des construction en ossature bois.
  • l’autonomie financière: grâce à l’école qui accueil 35 élèves de primaire, à l’hébergement de visiteurs et au développement des activités pédagogiques.

Aujourd’hui, les Amanins sont en pleine restructuration pour s’agrandir. Une  SCOP (Société Coopérative Ouvrière de Production) qui emploie 15 salariés avec le même salaire permet de faire fonctionner le lieu d’accueil et de soigner le jardin et les animaux.

L’association qui encadre l’éducation primaire inspirée de la méthode Montessori va se transformer en Fondation, et une nouvelle entité va apparaître: l’Université de l’Avenir pour l’enseignement des adultes. La formation à laquelle j’ai participé était la première qu’elle organise !

Le lieu s’est construit autours d’une simple problématique:

Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, et quels enfants laisserons-nous à notre planète ?

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Tonte de moutons au cœur du cantal…

C’est grâce à une annonce dans PasserelleEco que j’ai atterri aux Fabrinches chez Véronique et Serge. Perché au milieu d’une colline boisée, leur cocon de pierre est très rustique: pas d’isolation et l’eau chaude vient d’y être installée. Serait-ce la chaleur humaine qui les réchauffe depuis respectivement 17 et 12 ans, ou le travail acharné auprès des animaux et du jardin ?

En tout cas, ils n’ont pas le temps de s’ennuyer entre l’école à la maison pour les 4 enfants (Toine, Auguste, Adélaïde et Lois), l’entretien du verger et du potager et le soin de 30 poules, 50 brebis, 40 chèvres, 3 vaches et quelques chiens… Du plus, Serge s’investit dans des travaux d’aménagement de la maison, tandis que Véronique transforme elle-même la laine tondue de ses brebis. Elle est passionnée, voici son blog !

J’y ai donc passé juste quelques jours pour aider Véronique à tondre ses brebis à la main grâce à des ciseaux de force. J’ai beaucoup apprécié ce temps d’apprentissage, passé à discuter des difficultés du “vivre ensemble” et de l’isolement qui peut découler d’un choix de vie alternatif… J’ai passé 2 à 3h à tondre chaque brebis, autant dire que je suis pas très efficace, mais c’est agréable de se sentir autonome 🙂

J’ai passé le reste du temps à cueillir des plantes sauvages et à les cuisiner avec les enfants, à découvrir l’atelier laine de Véronique et à discuter de mille choses avec chaque membre de la famille…

Et voici quelques photos (cliquer sur l’image pour voir les photos):

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